GO SENS GO!

Comme la majorité des Canadiens, j’ai grandi en apprenant à aimer le hockey. Et comme la majorité des francophones du coin, c’est par un fan des Canadiens de Montréal que j’ai été élevé. Guy Lafleur a été l’une de mes premières idoles sportives. Et on s’entend que la fin des années ’70 était une belle période pour la Sainte-Flanelle.

En grandissant, je suis demeuré fan de l’équipe. Il y a eu des creux, mais surtout une Coupe dont je me souviens bien, en 1986. Mais au début des années ’90, alors que le CH remporterait bientôt sa 24e Coupe Stanley, un événement important est venu secouer ma réalité-hockey. Je trouvais depuis longtemps qu’il était absolument ridicule que la capitale du pays du hockey ne comptait pas d’équipe dans la LNH. Mais voilà qu’en 1992, les Sénateurs d’Ottawa one foulé la glace pour la première fois depuis 1934. (L’expansion de la ligue incluait aussi la création du Lightning de Tampa Bay) J’étais tellement content que cette injustice allait être réparée que je me suis tout de suite rangé derrière cette équipe.
Évidemment, ce n’était pas facile d’être amateur des Sénateurs à l’époque. À leur première saison, quoiqu’ils aient remporté leur match inaugural face aux Canadiens, ils n’ont totalisé que dix (!) victoires au total pendant la saison. L’année suivante, suite à leur célèbre sélection d’Alexandre Daigle au repêchage (et de l’encore plus célèbre contrat RIDICULE qui lui avait été octroyé), ils firent à peine mieux avec 14 victoires. Je me souviens de certains joueurs de ces années : Mark Lamb, Peter Sidorkiewicz (oui, je l’ai épelé sans regarder), Sylvain Turgeon, Laurie Boschman – pas exactement une dynastie…

Sens logo

Mais quand le désagréable Alexeï Yashin a foutu le camp en Russie, et que Daniel Alfredsson a remporté le trophée Calder à titre de recrue de l’année, les choses se sont mises à aller beaucoup mieux. Le sort allait aussi me faciliter la tâche comme fan de l’équipe. En effet, je n’arrivais pas à suivre les Sénateurs très assidument de Moncton, puisque les réseaux de télé n’en avaient que pour les Canadiens et les Maple Leafs. Mais en août 1996, nous déménageons à Ottawa afin que ma future épouse ne puisse poursuivre des études de maîtrise. De se trouver dans la ville d’Ottawa alors qu’ils devenaient une équipe réellement compétitive a été la confirmation que je devenais fan à vie!

Au printemps ’97, ils atteignent les séries d’après-saison pour la première fois, et, en tant qu’équipe de 7e place, poussent les Sabres de Buffalo, équipe de 2e place, à 7 matches. Je me souviens encore d’être assis dans les escaliers de mon appartement alors que Donald Audette a tué mes Sénateurs en prolongation… Ouch! L’année suivante, cependant, j’ai vécu l’une des plus belles expériences sportives de ma vie, alors que nous sommes allés assister au 3e match de la série opposant les Sénateurs aux Devils du New Jersey. Les équipes s’étaient partagés les deux premiers matches au New Jersey, et nous avons eu droit à un match serré, enlevant, couronné par le but de Yashin en prolongation (à 0:22 dans cette vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=4uduqzq7UQk)! C’était l’euphorie, dans un aréna que plusieurs joueurs de la ligue décrivaient, à l’époque, comme le plus bruyant de la ligue. Quel beau souvenir! Les Sénateurs n’ont malheureusement pas pu aller plus loin, victimes des prouesses d’Olaf Kolzig en 2e ronde, alors que les Capitals de Washington étaient en route vers la finale de la Coupe Stanley (où ils seraient promptement balayés par les Red Wings de Détroit).

Les années suivantes ont été enlevantes, mais frustrantes, alors que les Sénateurs ont été éliminés par leurs ennemis jurés, les Maple Leafs de Toronto, trois fois en quatre ans. Mon beau-frère y avait pris un malin plaisir! C’est au repêchage 2001 que les Sénateurs ont marqué le plus grand coup d’éclat de leur histoire quand ils ont échangé Yashin (revenu de l’Europe, mais toujours aussi désagréable) aux Islanders de New York en retour de Zdeno Chara et d’un choix au repêchage qui devint aussitôt Jason Spezza. C’est alors qu’a été mise la fondation de l’équipe qui atteindrait, en 2007, sa toute première finale de la Coupe Stanley. Malheureusement, ils s’y sont buttés aux frères Niedermayer, à Chris Pronger et à Jean-Sébastien Giguère – les Ducks l’emportèrent en 5 matches.

Depuis, il y a eu des hauts et des bas, mais rien ne peut diminuer mon attachement à MON équipe! Je porte fièrement mon chandail (le 12 de Mike Fisher) à chaque début de saison, et pour célébrer leurs victoires en séries. Je suis déçu quand ils perdent, content quand ils gagnent. J’ai toutes sortes de souvenirs : un but gagnant en prolongation contre Buffalo en 2007, le départ de Daniel Alfredsson (et son retour subséquent à Ottawa…), l’espoir lors de la signature de Dominik Hasek, les maintes menaces de vente de l’équipe ou de déménagement, les étincelles offensives de Havlat, Bonk et Hossa, les longs moments d’invisibilité de Havlat, Bonk, Hossa, les combats de Boxe de Ray Emery, l’habileté de Jacques Martin à développer les jeunes joueurs, le charisme à tout rompre de Jacques Martin…

Je serai sûrement fan fini des Sénateurs le reste de ma vie. J’ai subi toutes sortes de railleries au fil des ans au main de collègues de travail, élèves et amis. Pourtant, très peu d’entre eux peuvent se targuer d’avoir affiché haut et fort leur amour pour une équipe comme j’ai osé le faire toutes ces années. Je ne me contente pas d’aimer les Sénateurs quand ça va bien. Je les aime TOUJOURS! J’ai hâte de voir ce que l’avenir nous réserve. La rivalité avec les Leafs a cédé le pas à une rivalité encore plus intense avec les Canadiens. Spezza n’est plus là. Neil et Philips n’en ont plus pour bien longtemps… Et moi, j’ai hâte au jeudi 9 octobre, alors que les Sénateurs entameront leur prochaine saison (ironiquement, à Nashville, face à Mike Fisher-Underwood), qui demeure un de mes 3 joueurs préférés de tous les temps à Ottawa). En attendant, Go Sens Go!

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2 réflexions au sujet de « GO SENS GO! »

  1. A point, comme d’habitude! J’apprécie énormément ton « fandom » des Sens. Je me considère un fan « raisonnable » des Canadiens (je ne fais pas le gérant d’estrade, je fais la part des choses – ce n’est pas toujours la faute des arbitres 😉 ). J’ai même vu un moment où je me suis détaché de mes Habs (« it’s not the band I hate, it’s their fans… » – truer words were never spoken!), mais mon amour pour la Sainte Flanelle a eu le dessus. Même si mes Habs n’ont pas gagné depuis 1993 (et mes Jays la même année, et mes Bears en 1985…ouf…my sports fan life is a road of ruin and broken hearts…), je reste un inconditionnel de mon équipe. Je ne serai jamais un « bandwagoner ». Finalement, c’est comme si mon amour pour mes équipes sont comme un mariage (wow – c’est de circonstance) – ’til death do us part! 😉

  2. J’ai toujours préféré l’aréna des Sénateurs, la place Canadian Tire (ou dans mon temps, la place Banque Scotia… ou dans le temps à Yves le Centre Corel (début 90, pas dans les années 30…), au fameux Centre Bell des Canadiens…
    L’aréna est plus petit, beaucoup plus intime, et la vue est excellente de partout…
    Mais surtout, c’est tout l’aspect  »sécurité » du bâtiment qui m’impressionne !

    Anecdote.

    Alors qu’à Montréal, il faut pratiquement couché avec Geneviève, la petite madame qui peut nous offrir des clés VIP si on l’a prend du bon bord, pour pouvoir se promener ou on veut dans le Centre Bell, à Ottawa, c’est autre chose.

    J’étais de passage dans la région de l’aréna avec ma conjointe l’été passé. (Ceux qui savent ou se situe l’aréna à Ottawa doivent trouver cela étrange que j’étais dans ce coin la (lire ici dans le bois à une heure du centre-ville), mais bon, c’est vrai, je passais devant.

    Mon amoureuse, qui n’avait jamais visité le temple des Sénateurs voulait arrêter voir. Je me suis dit que peut-être qu’il y avait, comme à Montréal 3456 visites par jour l’été de l’aréna. Sauf que quand j’ai vu une seule auto dans le stationnement, j’ai vite compris que je n’aurais pas ma visite.

    Je  »spot » la boutique souvenir et j’y entre. L’auto appartenait à l’adolescent qui y travaillait. Je lui demande, d’un coup, s’il y avait des visites de l’aréna.
    Il me répond :  » Monsieur, on est en plein été et l’aréna est à une heure du centre ville… y’a personne qui vient par ici et personne qui veut visiter l’aréna de toute manière… vous êtes la 1ere personne que je vois cette semaine… »

    Bon, un peu déçu, je me prépare à partir, mais le garçon rajoute, en me pointant l’entrée principale adjacente à la boutique :  » mais, c’est jamais barré… »

    Je n’étais pas trop certain, donc je lui demande si je peux y aller, et lui de me répondre :  »Ben sur, pourquoi pas? »

    J’imagine qu’il n’a jamais eu affaire à la sécurité du Centre Bell…

    Je m’avance donc dans le corridor avec ma conjointe et c’est la que je comprends que son  »c’est jamais barré » n’était pas juste pour le corridor, mais pour l’aréna au complet… Ce fut une visite intéressante. Keven battait Geneviève !

    C’est ca que j’aime d’Ottawa, c’est accueillant et chaleureux ! haha

    Mais j’aime quand même + les Canadiens que les Sénateurs 😛 Mais pas de beaucoup trop…

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