Un défi de taille

J’ai souvent entendu des gens dire: « Le meilleur moment pour changer d’emploi, c’est quand on aime encore celui qu’on occupe. » Eh bien, cet automne, j’ai choisi de tester cet adage.

Toujours très heureux dans mon travail d’enseignant, je n’ai tout de même pas pu me fermer les yeux devant une occasion qui s’est pointée en septembre dernier. C’est ainsi que, depuis le 27 septembre, j’ai le privilège de jouer le rôle de Coordonnateur en construction identitaire au District scolaire francophone-Sud (DSF-S). Mais Yves, me demanderez-vous, quessé ça fait, un coordonnateur en construction identitaire?

Excellente question! Vous me la reposerez en juin, ok? Voyez-vous, ce poste a été nouvellement créé cette année, afin de donner suite au lancement, en juin dernier, à la Politique d’aménagement linguistique et culturel (PALC). Mon rôle est d’accompagner les directions et le personnel des 38 écoles du DSF-S dans l’établissement de stratégies en égard à la langue et la culture.

Ce mandat est très large, et mon rôle précis sera en définition tout au long de l’année. Déjà, j’ai eu l’occasion de présenter la PALC et la PELF à des groupes de directions et d’enseignants d’un peu partout. Ce qu’il faut comprendre, c’est que les éducateurs du DSF-S doivent relever le défi particulier d’accompagner les élèves dans la construction d’une identité qui comprend la langue française alors qu’ils évoluent dans un milieu souvent très anglicisant.

L’un des plus gros défis: comment faire comprendre aux élèves que « oui au français » ne veut pas dire « non à l’anglais »? C’est une question excessivement complexe!  Et une situation à laquelle les éducateurs réfléchissent souvent. Je trouve cela dommage que des gens viennent parfois critiquer le laxisme des écoles face à la langue, alors qu’il n’en est absolument rien. Certains citoyens/parents, inquiets de la qualité de la langue française – parlée et écrite – des Acadiens, montent aux barricades pour décrier le manque d’efforts conscients dans les écoles pour contrer cette vague.

Dommage que des gens pas toujours bien informés des réalités du système scolaire se prononcent avec autant d’assurance. Comme le disait je-ne-sais-qui (quelqu’un peut m’aider à retracer la source de cette citation?): le problème avec l’école, c’est que nous y sommes tous déjà allés… Y’a-t-il des choses qui doivent s’améliorer au sein de notre système scolaire? Ben oui! Et la PALC devrait venir répondre à certaines préoccupations.

Et c’est dans ce contexte que je me suis lancé dans cette aventure. Il m’a été très difficile de quitter les élèves et mes collègues de L’Odyssée, mais je crois qu’ils comprennent que ce défi m’appelait et qu’il m’était pratiquement impossible de ne pas m’y lancer. C’est donc avec la ferme intention de faire une différence (têteux!) que j’entrevois mon travail. J’ose croire que je réussirai à accompagner suffisamment d’écoles que des effets seront vécus par des centaines d’élèves un peu partout dans le Sud et l’Est de la province (ben quoi, je peux rêver, non?).

Je me promet une nouvelle entrée à ce blogue en juin afin de faire le point sur ce que j’aurai pu accomplir, découvrir, apprendre…

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