Humoriste? Moi? Ben… un peu, oui :-)

Il y a presque 4 ans, j’ai pris un risque – un risque calculé, assez limité, mais un risque tout de même – en tentant l’aventure du stand-up. J’en ai d’ailleurs parlé dans une chronique de juin 2014.

Depuis ce temps, j’ai continué à travailler mon art. Inspiré par de nombreux humoristes d’ici et d’ailleurs, je tente de m’améliorer chaque fois. Un an après ma première expérience, j’ai même remporté le concours L’Acadie Juste pour rire, ce qui m’a permis de fouler les planches du Théâtre Capitol en première partie de Peter MacLeod. Un moment que je ne suis pas prêt d’oublier!

Et l’aventure s’est poursuivie. En 2017, j’ai fait partie de la programmation officielle du Festival Hubcap, et l’humour m’a même mené jusqu’à Edmonton, où j’ai participé à l’enregistrement d’un des galas de D’un rire à l’autre, qui a ensuite été diffusé à l’antenne d’Unis TV. C’est fou!

Et plus je fais du stand-up, plus je veux en refaire. Ah, c’est certain qu’il y a eu des numéros moins bien réussis. Comme la fois où j’ai choisi de parler de réalité de papa à une gang d’universitaires qui n’étaient vraiment à L’Igloo que pour boire des pitchers et écouter Stephen LeBlanc chanter… Mais ce fût une importante leçon.

Après avoir passé des années à faire de l’impro, je me suis redécouvert un goût pour la scène, mais dans un contexte totalement différent. En impro, le public sait que tout est inventé sur-le-champ, et pardonne facilement si c’est moins bon. Mais quand je monte devant le micro, c’est pour présenter un texte que j’ai préparé, travaillé, réfléchi. Moi, je crois que c’est drôle. Et le public a des attentes. Ça peut être TRÈS lourd, un public qui ne ri pas de tes jokes.

Mais entendre des rires à des endroits où on n’en avait même pas prévu, ça n’a pas de prix. Réessayer une joke, mais en retravaillant le timing parce que ça avait moins bien marché la première fois, et avoir une meilleure réaction, c’est cool! Et quelle chance de pouvoir compter sur les précieux conseils de collègues qui travaillent fort et que j’admire – en particulier Martin Saulnier et Jean-Sébastien Levesque, mes complices chez Girafe Média, et JC Surette, un Dieppois qui fait son chemin à Montréal.

Et là, cette semaine, je me lance un nouveau défi: je m’essaie en anglais. J’ai besoin de me déséquilibrer une fois de temps en temps. À 45 ans, ça serait facile de me contenter du confort de ce que j’ai acquis. Mais le confort, ça fait souvent du bien, mais ça ne me nourrit pas beaucoup. Fait que je continue à me garrocher dans le vide. Ben… y’a un filet, mettons. Le risque n’est pas énorme. Mais j’ai besoin de ce rush, de ne pas être certain, de m’appliquer, pour pouvoir, à l’occasion, vivre ce sentiment de dépassement.

Que me réserve l’avenir en humour? Pas certain. J’espère que l’on continuera de me donner un micro, une scène… Et ce genre d’exercice m’aide énormément à me définir comme animateur et conférencier. Ce goût d’être devant public prend plusieurs formes…

J’ose terminer en vous formulant une demande, lectrices et lecteurs. Allez voir des spectacles d’humour. Découvrez de nouveaux humoristes. Embauchez des humoristes pour vos soirées de variétés, vos partys de Noël, vos retraites corporatives… L’humour en Acadie est en plein essor. Encouragez ce mouvement en étant consommateurs de stand-up. Ou tentez vous-même votre chance!

Concours l’Acadie Juste pour rire

Open Mike Stand-Up Contest

 

 

 

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