Clair 2015 – du vent dans les voiles…

Après des années de harcèlement (ben… encouragement, plutôt) de la part de mon collègue et ami Jacques Cool (@zecool), j’ai finalement vécu récemment ma première expérience Clair! 

(Clair 2015 était la 6e édition des conférences Clair 201_, des colloques qui portent les participants à voir l’éducation différemment. Apprentissages concrets, actuels, centrés sur les élèves, le tout au Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska)

Quoique je savais, même avant d’y arriver, que Clair 2015 viendrait enrichir ma pratique, j’étais loin de soupçonner le réel pouvoir rassembleur et énergisant de la conférence. Dès les mots d’ouverture de Mario Asselin (@MarioAsselin), je me sentais transporté, comme si les changements à venir en éducation devenaient inévitables, incontournables. Et, idéalement, souhaitables et souhaités! Plus le temps passe, plus je me sens coupable de ne pas encore être passé de « j’y crois » à « je le fais »…

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Un défi de taille

J’ai souvent entendu des gens dire: « Le meilleur moment pour changer d’emploi, c’est quand on aime encore celui qu’on occupe. » Eh bien, cet automne, j’ai choisi de tester cet adage.

Toujours très heureux dans mon travail d’enseignant, je n’ai tout de même pas pu me fermer les yeux devant une occasion qui s’est pointée en septembre dernier. C’est ainsi que, depuis le 27 septembre, j’ai le privilège de jouer le rôle de Coordonnateur en construction identitaire au District scolaire francophone-Sud (DSF-S). Mais Yves, me demanderez-vous, quessé ça fait, un coordonnateur en construction identitaire?

Excellente question! Vous me la reposerez en juin, ok? Voyez-vous, ce poste a été nouvellement créé cette année, afin de donner suite au lancement, en juin dernier, à la Politique d’aménagement linguistique et culturel (PALC). Mon rôle est d’accompagner les directions et le personnel des 38 écoles du DSF-S dans l’établissement de stratégies en égard à la langue et la culture. Lire la suite

La « pseudo-expertise » en éducation…

Les citoyens nord-américains, de façon générale, sont habituellement convaincus qu’ils seraient capables d’occuper deux types d’emplois mieux que ceux qui le font présentement : les arbitres sportifs et les enseignants.

Faisant moi-même partie de cette deuxième catégorie professionnelle, je suis souvent dépassé par les commentaires que je lis ou entend à l’égard de l’état actuel de l’école publique. Bien sûr, le système scolaire a ses défauts – loin de moi l’idée de les nier. Toutefois, je déplore le fait que tous se sentent experts en la matière, comme si avoir été élève leur confère une expérience qui leur permet de se prononcer sur des enjeux pédagogiques de façon concrète. Ce n’est pas parce qu’on a été élève qu’on est expert en pédagogie. Une fois que vous avez été malade, vous sentez-vous à l’aise de dire à votre médecin comment faire son travail? Manger un hamburger fait-il de moi un boucher?
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