Le privilège… le maudit privilège!

J’commence à croire que ça ne finira pas. Que y’a pas de boute à la bêtise humaine… Pourtant, j’ai cru longtemps que le bon sens finirait par prendre le dessus. Mais c’est devenu difficile d’y croire encore.

La plus récente tache indélébile sur notre tissu social, c’est la saga Brock Turner. Turner est un violeur californien qui était passible de 14 ans de prison, mais n’a reçu qu’une sentence de 6 mois (!!!) et est sorti, hier après avoir servi 3 mois. QUOIIII?????

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Comment être papa…

Je ne sais pas.

Je ne sais vraiment pas.

Ça fait un peu plus de 16 ans que je suis papa, et je ne sais toujours pas comment. Mais, bon… Je fais de mon mieux. Je me souviens d’avoir lu des livres, à l’aube de l’arrivée de mon premier bébé, qui donnaient des conseils aux futurs papas. PFFF!!!

C’était pas inutile comme lecture, mais… disons que c’est important d’avoir la capacité de relativiser tout ça. Y’a vraiment pas UNE façon d’élever efficacement nos enfants. Ce que je retiens après plus de 16 ans de paternité:

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Clair 2015 – du vent dans les voiles…

Après des années de harcèlement (ben… encouragement, plutôt) de la part de mon collègue et ami Jacques Cool (@zecool), j’ai finalement vécu récemment ma première expérience Clair! 

(Clair 2015 était la 6e édition des conférences Clair 201_, des colloques qui portent les participants à voir l’éducation différemment. Apprentissages concrets, actuels, centrés sur les élèves, le tout au Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska)

Quoique je savais, même avant d’y arriver, que Clair 2015 viendrait enrichir ma pratique, j’étais loin de soupçonner le réel pouvoir rassembleur et énergisant de la conférence. Dès les mots d’ouverture de Mario Asselin (@MarioAsselin), je me sentais transporté, comme si les changements à venir en éducation devenaient inévitables, incontournables. Et, idéalement, souhaitables et souhaités! Plus le temps passe, plus je me sens coupable de ne pas encore être passé de « j’y crois » à « je le fais »…

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Oui, je suis féministe!

En fait, je ne comprends même pas comment on peut ne pas être féministe… Je crois à l’égalité, à l’équité, au respect de l’humanité fondamentale de toutes et de tous. Comment ne pas y croire? Comment ne pas se battre pour ça?

Ce que je déplore, c’est la connotation négative que certains associent au mot « féminisme ».

(Avertissement: je suis TRÈS LOIN d’être un expert en la matière, et je comprends que le féminisme puisse prendre plusieurs formes)

En fait, pour avoir peur du féminisme, ou pour ne pas embrasser la cause, il faut soit ne pas comprendre ce que ça veut dire, soit se sentir menacé par l’émancipation des femmes trop souvent écrasées. Je suis dégoûté par ces hommes assoiffés de pouvoir machiste qui préféreraient de « bonnes p’tites femmes qui connaissent leur place ». Je déteste partager le genre de gorilles qui distribuent les insultes dégradantes déguisées en compliments comme s’ils rendaient service aux femmes en les graciant de leur testostérone pullulante!

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Choisir l’authenticité, l’amour et le bonheur…

Nous avons tous tendance à catégoriser les événements marquants de nos vies, ou de celles des autres, comme étant positifs ou négatifs, selon des critères sociaux souvent inconscients. C’est ainsi qu’on va habituellement célébrer une naissance, mais pleurer un décès. De la même façon, il est coutume d’applaudir un nouveau mariage, mais de se désoler d’une séparation ou d’un divorce. Et pourtant…

Je suis séparé de mon ex-conjointe depuis cet été, et je ne me sens pas en situation de défaite, ou de regrets. Nous avons choisi, très consciemment, de vivre authentiquement nos émotions, nos réels états d’âme, plutôt que de sentir le besoin de faire semblant pour accommoder notre environnement, nos proches, la société, qui auraient probablement trouvé plus facile que nous maintenions le statu quo. Évidemment, notre décision a été longuement réfléchie. Loin d’être naïfs, nous avons su faire la part des choses entre des « difficultés dans un mariage » et une « extinction de l’amour intime ».

Un mariage, c’est fondé sur l’amour, bien entendu – mais, en fait, l’amour sous plusieurs formes. Il faut savoir maintenir une certaine amitié entre partenaires, afin d’apprécier le temps passé ensemble – une complicité, si l’on veut. Il faut un amour partagé pour les enfants lorsqu’ils sont présents au sein du couple. Et, surtout, il faut un amour intime. Un désir de partager le plus profond de soi. Cette flamme qui donne le goût de se lier coûte que coûte, de se confier, de s’appuyer, de se révéler complètement…
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Un défi de taille

J’ai souvent entendu des gens dire: « Le meilleur moment pour changer d’emploi, c’est quand on aime encore celui qu’on occupe. » Eh bien, cet automne, j’ai choisi de tester cet adage.

Toujours très heureux dans mon travail d’enseignant, je n’ai tout de même pas pu me fermer les yeux devant une occasion qui s’est pointée en septembre dernier. C’est ainsi que, depuis le 27 septembre, j’ai le privilège de jouer le rôle de Coordonnateur en construction identitaire au District scolaire francophone-Sud (DSF-S). Mais Yves, me demanderez-vous, quessé ça fait, un coordonnateur en construction identitaire?

Excellente question! Vous me la reposerez en juin, ok? Voyez-vous, ce poste a été nouvellement créé cette année, afin de donner suite au lancement, en juin dernier, à la Politique d’aménagement linguistique et culturel (PALC). Mon rôle est d’accompagner les directions et le personnel des 38 écoles du DSF-S dans l’établissement de stratégies en égard à la langue et la culture. Lire la suite

GO SENS GO!

Comme la majorité des Canadiens, j’ai grandi en apprenant à aimer le hockey. Et comme la majorité des francophones du coin, c’est par un fan des Canadiens de Montréal que j’ai été élevé. Guy Lafleur a été l’une de mes premières idoles sportives. Et on s’entend que la fin des années ’70 était une belle période pour la Sainte-Flanelle.

En grandissant, je suis demeuré fan de l’équipe. Il y a eu des creux, mais surtout une Coupe dont je me souviens bien, en 1986. Mais au début des années ’90, alors que le CH remporterait bientôt sa 24e Coupe Stanley, un événement important est venu secouer ma réalité-hockey. Je trouvais depuis longtemps qu’il était absolument ridicule que la capitale du pays du hockey ne comptait pas d’équipe dans la LNH. Mais voilà qu’en 1992, les Sénateurs d’Ottawa one foulé la glace pour la première fois depuis 1934. (L’expansion de la ligue incluait aussi la création du Lightning de Tampa Bay) J’étais tellement content que cette injustice allait être réparée que je me suis tout de suite rangé derrière cette équipe. Lire la suite

Cré moé, j’y crois pas…

Récemment, j’ai eu une conversation avec une éducatrice à qui j’ai dû expliquer que, contrairement à ce qu’on lui avait enseigné, un athée n’est pas une personne qui « ne croit à rien, n’a pas de morale… » J’ai pu déduire que cette croyance lui avait été enseignée par le prêtre de sa paroisse. Ça ressemble pas mal à une stratégie de marketing, comme si l’institution religieuse (Coke) tentait de convaincre le client que l’athéisme (Pepsi), c’était la plus basse forme de l’humanité. Et quand on se sent obligé de « vendre » sa religion, ce n’est pas forcément un bon signe.

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Nos Expos, nos ‘zamours…

Il y a des moments de notre enfance qui ne s’oublient pas. J’ai une image gravée dans ma mémoire : la première fois que je suis entré au Stade Olympique, à Montréal, pour y voir un match des Expos. J’avais 7 ou 8 ans, en compagnie de mon père et de l’un de ses amis (on s’était même rendu au match en Trans-Am noire – le p’tit gars que j’étais capotait ben raide!). J’étais déjà gros fan de baseball, écoutant les Expos à la radio (CHNC, AM610, avec Rodger Brulotte et Jacques Doucet, bien sûr), alors de les voir en personne représentait toute une expérience. Mais ce qui m’est resté, c’est l’impression visuelle que ça m’a fait. Nos sièges étaient au niveau 600, derrière le marbre. En sortant du tunnel de béton pour accéder à nos places, j’ai figé devant le vert frappant du gazon synthétique, l’immensité du Stade, l’écran géant… Tout était tellement plus gros que ça ne paraissait à la télé. J’étais bien loin du terrain de balle de Robertville.

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